Les bienfaits thérapeutiques du romarin : de l’Antiquité à la science moderne

L’Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS) a ouvert son cycle annuel de meetings scientifiques le jeudi 5 février 2026 dans la salle bleue de l’Institut, située sur l’avenue Lukusa, à Gombe. La rencontre s’est tenue sous la supervision du directeur scientifique de l’IRSS, le professeur Jean-Marie Liesse.

Cette première rencontre annuelle, qui a réuni des chercheurs issus de plusieurs disciplines, avait pour thème : « La plante romarin (Rosmarinus officinalis) et ses bienfaits ». L’orateur du jour, M. Bavunina Ngoma Esaïe, a éclairé l’assistance sur l’origine de la plante, ses vertus pour la santé, son utilisation en cuisine, son impact environnemental ainsi que ses perspectives économiques.

Originaire du bassin méditerranéen, le romarin (Rosmarinus officinalis) est une plante aromatique considérée depuis l’Antiquité comme sacrée. Aujourd’hui, elle est redécouverte pour ses multiples vertus médicinales et cosmétiques. Cet arbrisseau, capable d’atteindre 1,5 à 2 mètres de hauteur en culture, se distingue par ses feuilles persistantes coriaces, beaucoup plus longues que larges, et ses fleurs généralement bleu-violacé.

En phytothérapie moderne, le romarin occupe une place de choix. Il est reconnu pour ses propriétés tonifiantes pour le foie et pour la stimulation de la fonction biliaire, notamment sous forme d’infusion ou de vin médicinal. Cette plante favorise la digestion, aide à lutter contre les troubles digestifs et peut être consommée en tisane avant ou après les repas.

Ses propriétés anti-inflammatoires contribuent également au soulagement des douleurs rhumatismales, de l’arthrose ou de la sciatique, notamment grâce aux bains d’infusion de romarin. Connu depuis l’Antiquité pour ses effets antidépresseurs et anxiolytiques, il contribue à améliorer la mémoire, tout en réduisant le stress et l’anxiété.

Le romarin joue aussi un rôle dans la cicatrisation : appliquées en compresses, ses feuilles favorisent la régénération des tissus. Chez les femmes, la tisane ou le vinaigre de romarin est traditionnellement utilisé pour soulager certaines douleurs menstruelles.

En cuisine, le romarin est une épice incontournable. Il sublime viandes, poissons, légumes et sauces, tout en pouvant être consommé en infusion comme alternative au café ou au thé. Dans le domaine cosmétique, il entre dans la composition de nombreux parfums, lotions et shampooings, réputés pour apporter éclat et vitalité aux cheveux et à la peau.

Sur le plan environnemental, le romarin est également apprécié comme répulsif naturel contre les insectes. Placé près des fenêtres ou utilisé sous forme de spray antimoustique naturel, il constitue une solution écologique efficace.

D’un point de vue économique, la culture du romarin représente une activité rentable grâce à la commercialisation de ses feuilles. Le Maroc, par exemple, figure parmi les grands producteurs mondiaux, faisant de cette plante une source importante de revenus.

Parmi les participants, M. Laurent Lokwa,attaché de recherche au département socioculturel de l’IRSS, a déclaré :

Aujourd’hui, nous avons redécouvert le romarin et ses bienfaits. Nous allons approfondir ces recherches au sein de notre institut afin de mieux en exploiter le potentiel.

Plante aux multiples vertus, le romarin figure parmi les espèces médicinales inscrites à la pharmacopée. Toutefois, son huile essentielle reste déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu’aux personnes souffrant de problèmes cardiaques, notamment à forte dose.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Retour en haut